Le Trio en Mi Bémol

Pièce de théâtre d’Eric Rohmer.
Création 2020 dans le cadre du centenaire Eric Rohmer en partenariat avec la ville de Tulle.
Mise en scène : Véronique Lesergent

Création 2020, avec le soutien de la ville de Tulle.

Mise en scène : Véronique Lesergent
Avec Ugo Broussot, Eléonore Dupraz et les musiciens de l’ensemble Ars Nova.

Citer Éric Rohmer, c’est aussitôt penser au cinéma, à une certaine façon de faire du cinéma : avec un texte magnifiquement écrit, avec souvent des acteurs fidèles (mais la fidélité, thème essentiel dans l’œuvre de Rohmer, va aussi dans l’autre sens) et une économie de moyens. On sait peu qu’Éric Rohmer s’est aussi essayé au théâtre, plus par accident que par choix. Le Trio en mi bémol devait être un film et c’est devenu une pièce destinée au théâtre, éditée chez Actes Sud-Papiers, créée en 1987 au Théâtre Renaud-Barrault, actuellement Théâtre du Rond-point.

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Le Trio en mi bémol est, comme souvent dans les films d’Éric Rohmer, une histoire de malentendu, de quiproquo, de non-dit, d’espoir déçu, de coup du destin, de « pari sur l’être humain » mais qui finit bien. Deux personnages, un homme et une femme, et un troisième, impalpable, la musique qui réunit les deux protagonistes après avoir failli les séparer. 

L’écriture en est magnifique. Les dialogues, d’une précision époustouflante. La pensée s’y déploie avec fluidité.  Un régal pour les comédiens.

Note d’intention de mise en scène :

La pièce se passe dans l’appartement de Paul. Il est toujours là. Adèle, elle, arrive et repart, se raconte, virevolte autour de cet homme qui espère son retour. Ils ont vécu ensemble, se sont aimés. Elle est partie pour vivre d’autres histoires mais pense souvent à lui et revient lui confier ses bonheurs et ses doutes. Lui seul semble savoir l’écouter et la comprendre. En sept tableaux répartis sur un an, de deux mois en deux mois, nous allons suivre leurs échanges et notamment ceux qui concernent la musique qui sont très révélateurs des connaissances et convictions d’Éric Rohmer sur la musique qu’il développe dans son livre paru chez Actes Sud « De Mozart en Beethoven ». 

La musique est véritablement le troisième partenaire des deux protagonistes de la pièce qui porte d’ailleurs le nom d’une œuvre musicale « Le trio en mi bémol », trio prenant toute sa valeur si l’on considère la musique comme étant le troisième personnage. Une des premières indications scéniques de l’auteur concerne l’exécution, en début de spectacle, sur scène, du premier mouvement, andante, du trio K.498 (également appelé le « Trio des Quilles »), pour piano, alto et clarinette de Mozart. 

C’est pourquoi notre collaboration avec l’ensemble instrumental Ars Nova est en parfaite harmonie avec les intentions d’Éric Rohmer. Les trois musiciens de cet ensemble seront sur scène et participeront activement au jeu, notamment dans les transitions entre les différents tableaux et l’évocation des différentes saisons que traversent les personnages.

La scénographie sera d’une grande simplicité. L’espace de jeu pour les comédiens et celui pour les musiciens seront dessinés par la lumière. Pour le jeu : une table, des sièges et quelques accessoires. Pour les musiciens : un piano, des chaises et quelques accessoires. 

Monter Le trio en mi bémol ne peut pas être un spectacle d’effets théâtraux. Faire entendre le texte, porté par deux acteurs sensibles, faire entendre le trio de Mozart, est le travail essentiel à envisager. Un soin particulier sera aussi porté à la qualité du mouvement. Pas de naturalisme, mais une tenue corporelle au service des intentions du texte avec des déplacements précis et presque chorégraphiés. Il est beaucoup question de musique dans ce Trio en mi bémol, voilà pourquoi il nous faut rendre sensible la musique des mots et la musique des corps.

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